LSF / Chansigne

La LSF ça déchire sa race

Avec l'auteur, on échange sur l'origine de l'oeuvre & sa vocation.

Un grand livre est ouvert, légèrement de biais à droite. Sur la page gauche, une femme les cheveux au carré, est assise, genoux relevés. Face à elle, sur la page droite, de dos, une jeune femme aux cheveux relevés en large chignon.

Je lis l'œuvre et je me représente librement des univers gestuels.

Au centre, la jeune femme au chignon, intriguée, tient un livre ouvert devant elle. Ses doigts sont posés sur la couverture du livre. Au-dessus de sa tête, trois bulles contiennent des dessins de mains en mouvement.

Je passe ensuite par une traduction LSF qui servira de base pour inventer le chansigne.

Devant le buste de la jeune femme les mains signent. A droite, la main est positionnée paume vers le ciel. Sur celle-ci, les doigts de l’autre main, en partie repliés, forment un V.

Je rencontre les musiciens. Je m'imprègne de leurs univers, des rythmes soulevés.

À gauche, la jeune femme au chignon a les yeux fermés, les bras le long du corps. A droite, un saxophoniste joue. Des volutes de fumée blanche sortent du pavillon de l’instrument et voyagent jusqu’aux oreilles de la jeune femme.

En répétition, un dialogue se crée entre les parties chansignées, musicales, et les respirations.

Sur une portée de partition, des notes de musique noires et blanches sont dessinées. Deux mains pincent les lignes de la portée, comme s’il s’agissait des cordes d’une guitare.